Comme Nicolas Dupont-Aignan le prévoit depuis plus d’un an, les plans "d’aides" imposés à la Grèce ne permettent en rien de résoudre la crise. Aujourd’hui et en prévision de l’annulation totale ou partielle de la dette grecque, les dirigeants européens s’apprêtent à recapitaliser les banques.
Dans cette dépêche AFP, Nicolas Dupont-Aignan met en garde contre les erreurs du passé et appelle à ne pas signer de nouveau un chèque en blanc aux banquiers.
Dupont-Aignan : les dirigeants des banques aidées doivent rendre leurs bonus
PARIS, 15 octobre 2011 (AFP) - Le président de Debout la République (DLR) et candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a proposé samedi que les dirigeants des banques qui seraient recapitalisées par l’Etat "remboursent tous leurs bonus" et quittent leurs postes.
Le député non-inscrit de l’Essonne, qui doit présenter samedi ses mesures devant un conseil national de DLR, a déclaré à l’AFP qu’"il va falloir recapitaliser les banques françaises, car la crise de la dette va s’accroître dans la zone euro". "C’est inéluctable", estime-t-il.
"Je propose une prise de participation au capital, et une direction de l’Etat, qui doit désormais contrôler les banques. Aucune aide publique, pas un centime d’euro ne doit être donné sans une prise de participation et un contrôle", ajoute le leader souverainiste, qui prône également la sortie de l’euro.
Selon lui, cette prise de contrôle doit s’accompagner du "départ des dirigeants" de ces banques recapitalisées et du "remboursement à l’Etat français de tous leurs bonus pour les années 2009, 2010, 2011". "Ceux qui ne le feront pas devront être poursuivis pénalement devant les tribunaux", insiste-t-il, avant de prôner une limitation des plus hauts salaires de ces banques, "à 30 fois le Smic".
Nicolas Dupont-Aignan prône également la "séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement". "Le tout sera contrôlé par une commission d’enquête parlementaire des deux chambres, avec des séances publiques et télévisées, comme pour Outreau", ajoute le candidat à la présidentielle.
Après son échec à se présenter à l’Elysée en 2007, faute d’avoir recueilli les 500 parrainages d’élus, le député-maire d’Yerres (Essonne) se dit "certain" d’y arriver cette fois-ci et salue "la percée fulgurante des thèmes protectionnistes" dans la campagne. "Les Français veulent une alternative qui soit à la fois patriote mais pas le Front national. Je serai cette alternative", assure-t-il.
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